Arroyo

Un peu d’histoire

L’Arroyo était un bateau-citerne de la Marine dont le rôle était de ravitailler les navires en eau. Ce navire de 680 tonneaux et de 55 mètres de long a servi de 1921 à 1953 date à la quelle il est coulé près des rochers des deux frères au large du cap Sicié par le GERS pour servir de site d’entraînement.

Une belle épave

Cette épave gît sur 36 mètres de fond. Elle s’est cassée en deux parties sur une roche près de l’avant. On peut passer d’un côté à l’autre sous la cassure. L’épave s’élève jusqu’à une vingtaine de mètres de profondeur.

  • L'Arroyo

    Sur le pont

  • L'Arroyo

    Anthias sur les roches

  • L'Arroyo

    La proue

Le Dornier 24 – Hydravion

Le Dornier 24

Le Dornier était un hydravion trimoteur (BMW) de 1000 CV de 27 mètres d’envergure pour 22 mètres de longueur tout métallique (13t à vide et 18t en charge). À l’origine, il a été créé pour les Pays-Bas et ses colonies indonésiennes. Pendant la guerre des Do 24 ont été construits par la France. Cette construction a continué après la libération.

Une escadrille de cet hydravion était basée à St Mandrier. Notre épave s’est crashée en décembre 1945 au large de St-Mandrier dans la baie de Toulon. Le mistral serait la cause du crash.

Le Do 24 a connu un grand succès et il a volé encore longtemps après la seconde guerre mondiale. C’était un avion de sauvetage en mer et de reconnaissance à grand rayon d’action, il pouvait être armé de trois tourelles (sur le nez, le dos et la queue de l’appareil).

La plongée

Dans la zone des 40 mètres, un peu dispersé mais d’un intérêt certain.

  • Le Dornier 24

  • Le Dornier 24

  • Le Dornier 24

    Le cockpit

  • Le Dornier 24

    Plongeur ou aviateur ?

  • Le Dornier 24

    Un moteur

Sur le web

Le Do 24 sur Wikipédia

Un autre site riche en informations : les Do 24T1 de la marine française.

Le Mustang P51

Le P51 ou Mustang repose par 55 mètres de fond sur le sable à 10 minutes du club.

L’histoire de ce Mustang p51

Going in for the kill at Toulon Harbor

Quelques précisions sur le crash -par Christophe- :

Le 12 aout 1944, décollant de la base de Ramitelli (Italie) 16 avions du 301st fighter squadon du 332nd group 15th Air Force (les Tuskegee Airmen) attaquent les radars situés à l’est du port de Toulon sur la Colle Noire. Notre avion est piloté par le lieutenant Robert Daniels qui fait partie de la dernière vague (ils attaquent 4 par 4). Touché, il choisit d’amerrir dans l’ouest de la pointe Escampobarriou. Quelques instants plus tard, un autre P51 piloté par le lieutenant Alexander Jefferson est touché à son tour. Il parvient à reprendre un peu d’altitude et saute en parachute pour tomber au milieu de la batterie qui venait de l’abattre.

Les deux pilotes sont noirs et officiers à une époque où la ségrégation règne aux États unis. Ils sont capturés et deviennent des kriegies : des prisonniers de guerre de l’Allemagne nazie où ils finiront la guerre dans un stalag. Cette histoire est tirée du livre écrit après la guerre par Jefferson : Red Tail Captured, Red Tail Free : Memoirs of a Tuskegee Airman and POW. Les deux dessins reproduits sur cette page ont été faits de mémoire par Jefferson et sont tirés de son livre. En 2007 une association de passionnés de l’aviation à fait venir le pilote, âgé de 86 ans sur les lieux de son crash.

Looking out my cockpit and seeing Bob Daniels’ plane hit.

Pour la découverte de l’épave, en 1985 la partie avant de l’épave est ramenée sur sa position actuelle par un gros chalutier, qui déclare sa position à la marine.

En octobre 1987 un autre chalutier accroche son chalut sur un obstacle inconnu dans l’est de la Fourmigue de Giens, il me demande d’intervenir pour le dégager, c’est ce que je fais avec Christophe Claparède (le petit frère de Sabine), surprise c’est un avion. Sur le moment, et pendant un petit moment impossible de l’identifier, on ne trouve pas son serial number. En 2005, étant en contact avec les fanas de l’aviation, on fini d’identifier le pilote grâce au radio call number du Mustang, qui était aussi le serial number de l’avion. Dernière information, la queue des avions de cette escadrille était peinte en rouge.

plongée

L’avant de l’avion est bien préservé, on peut visiter le cockpit qui a conservé une partie de sa verrière. Les ailes abritent une faune très variée et l’hélice a été richement colonisée par des spongiaires très colorés. Malgré ses chalutages successifs, le Mustang est une belle épave même si on en a vite fait le tour. Des poissons-lune hantent parfois les abords de l’avion…

  • Le Mustang

    L'empennage

  • Le Mustang

    Rencontre

  • Tuskegee Airmen

  • Tuskegee Airmen

  • Le Mustang

    55m

  • Le Mustang

  • Red Tail

    Red Tail Squadron

Plus sur le p51 mustang :

Le Mustang P51 sur le site du Grieme
Article sur les Tuskegee Airmen
Red Tail Captured, Red Tail Free: Memoirs Of A Tuskegee Airman And POW (anglais).

Le Michel C

Ce petit vapeur de cabotage côtier avait été construit en 1866 à Belfast, en Irlande. C’était un vapeur en fer, de 285 tx, 39 m de long par presque 6 m de large et 3,50 m de creux, mû par deux machines indépendantes actionnant chacune une hélice.

Dans la nuit du 26 au 27 novembre 1900, en provenance de Marseille, le Michel C fait route vers Cannes, emprunte la passe des îles d’Hyères par une brume très dense. Il y a douze hommes à bord, de la bière et de la farine dans les cales.

Un autre caboteur de la même compagnie, effectue ce voyage mais en sens inverse. C’est l’Amphion, navire en fer construit en 1887 et légèrement plus gros. Entre 2 et 3 heures du matin, l’Amphion aborde le Michel C par bâbord, sur l’avant, noyant un mécanicien. En une minute trente, le Michel C coule, encore imbriqué dans l’étrave de son abordeur, juste le temps de permettre à ses matelots de sauter sur l’autre pont.

L’Amphion, malgré une importante voie d’eau à l’avant, rentre à Toulon. Sous l’eau, le Michel C est perché sur des roches, par un fond de 39 m. Il est le très proche voisin du Ville de Grasse.

  • Le Michel C

  • Le Michel C

    Dans la proue

  • Le Michel C

  • Le Michel C

    L'avant

Le Ville de Grasse

Le 15 décembre 1851, le Ville de Grasse quitte Marseille avec 54 passagers et des marchandises diverses.

Le lendemain à 3 heures, il croise un autre navire à roues, le Ville de Marseille. Dans la nuit noire, l’étrave de ce dernier s’enfonce avec force dans le Ville de Grasse qu’il coupe presque en deux.

La pluie tombe, le navire coule. Son abordeur recueille quelques naufragés et gagne rapidement Toulon, toutes pompes en marche. Un autre vapeur sauvera encore quelques passagers. Il y aura entre dix et quinze victimes.

C’est à moins de cent mètres du Michel C, par 49 m, sur le sable et 44 m au plus haut que gît le Ville de Grasse. Ses deux roues à aubes entières (sans palettes) étaient actionnées par d’énormes embiellages. Ce navire en fer de 150 tx était mû par 70 CV.

  • Le Ville de Grasse

  • Le Ville de Grasse

  • Le Ville de Grasse

    Les roues à aubes

  • Le Ville de Grasse

Le Cimentier

Une belle première épave…

À Porquerolles, au pied du phare de la Jaune Garde, dans dix mètres d’eau, l’épave du « Cimentier » vous attend. Une des rares épaves accessibles aux plongeurs de niveau I et PE12.

C’était une barge construite en béton armé ce qui lui a donné son nom. Comme elle est située dans une faible profondeur, elle est très lumineuse. Les volumes intérieurs sont assez vastes pour qu’une palanquée de trois à quatre plongeurs puisse y évoluer sans gêne. Attention toutefois à la ferraille du béton qui hérisse l’épave. La partie la plus profonde est située à 15m et les éléments les plus hauts se trouvent vers 6m.

explorez les alentours du cimentier

Après la visite de l’épave, partez explorer les petits vallons qui l’entourent, car ils méritent qu’on s’y attarde. On y croise régulièrement des mérous, des dentis, des daurades, … mais aussi des poulpes.

  • Le Cimentier

  • Le cimentier

    La première épave du plongeur

  • Le Cimentier

    Un bateau en béton armé

  • Le Cimentier

    À faible profondeur

Le Grec (le Sagona)

La poupe

Sagona est un petit cargo en acier de 53 mètres de long et 8,60 mètres de large.

Le navire de 808 tx (la moitié du Donator), est propulsé à la vapeur grâce une chaudière à triple expansion de 900 cv.

Histoire

Le Sagona à Terre-Neuve

Le Sagona a été construit en 1912 à Dundee en Écosse et passe de compagnie en compagnie. Il est d’abord transféré à Terre-Neuve où il vient compléter une flotte de caboteurs et de ferries subventionnée par l’état. Il navigue sur les routes côtières du nord entre Terre-Neuve et le Labrador. Sa coque, alors doublée de Pitch Pin, lui conférait de bonnes aptitudes de brise-glace. Il peut loger 50 passagers dans des salons ainsi que 40 hommes d’équipage. À cette époque, il était aussi utilisé lors des campagnes printanières de chasse au phoque. En 1923-1925, comme d’autres navires de la flotte de Terre-Neuve, il est repris par le gouvernement de Terre-Neuve et du Labrador qui le confie à la société de chemin de fer (Newfoundland Railway).

Le Sagona lors du sauvetage des rescapés du Viking

En 1931, le Sagona s’illustre dans le sauvetage des rescapés du Viking, un navire en bois affrété pour un tournage sur la chasse au phoque sur la banquise (voir en ligne).

Ensuite, il est vendu en 1941 à une compagnie anglaise puis à une autre grecque. Son nom de « Grec » vient du fait que l’équipage et les papiers de bord étaient grecs au moment du naufrage.

L’épave

Le scénario est le même que pour le Donator : le 3 décembre 1945, chargé de vin, le Sagona passe un peu trop près de la terre et s’engage dans la zone dangereuse de la Grande Passe au sud est de Porquerolles. Une mine oubliée explose à bâbord avant, et le bateau coule immédiatement coupé en deux. Il y a deux morts et un marin est porté disparu.

À 400 mètres du Donator, une partie centrale-arrière, en bon état, bien droite sur sa quille, est distante d’un cinquantaine de mètres d’une partie avant complètement disloquée. La beauté de ses coursives couvertes de gorgones, sa cheminée, son hélice imposante et ses entrailles bien conservées en font une plongée inoubliable.

Mais avec une eau très claire, le sable très propre il ne faut pas oublier la profondeur de 47 mètres, le haut de l’épave est à 35 mètres.

  • Le Grec

    Dans les coursives

  • Le Grec

    Méditation

  • Le Grec

    Promenade sur le pont

  • Le Grec

  • Le Grec

    Vue de la poupe

  • Le Grec

    Le pont arrière

  • Le Grec

 

Plus sur le Grec

Le Donator – Prosper Schiaffino

Le Donator ou Prosper Schiaffino

Construit en Norvège en 1931, ce cargo de 1698 tonneaux d’une longueur de 78 mètres sur 12 mètres, filait à 14 nœuds avec ses 1800 CV. Fruitier, il fut reconverti en pinardier. Utilisé pour le transport de troupes et de matériel durant la guerre, il retrouva le transport de vin à la libération.

Le 10 novembre 1945, le Prosper Schiaffino fait route sur l’Espagne avec 30 matelots à son bord, pour se protéger du mistral, il longe les côtes.

En vue de Porquerolles, il passe au sud de l’île, trop près, et rencontre un champ de mines résiduelles. Une explosion se produit à l’avant à 13 heures 15. La proue se détache presque du navire. En 4 minutes, il sombre par l’avant, l’arrière presque à la verticale. Trois victimes seront dénombrées.

Sur un fond de sable à 48 mètres, le pont remonte jusqu’à 44 mètres et le haut du mât remontait à 25 mètres. Il s’est effondré durant la grande tempête de janvier 2000.

C’est une des plus belles plongées de Méditerranée. Debout sur sa quille, l’épave est bien colonisée et donne l’occasion de croiser une faune très variées (voir les vidéos ci-dessous) : mérous, dentis, sérioles, daurades, barracudas, …

  • Le Donator

    Atterrissage sur la roue

  • Le Donator

    La poupe

  • Le Donator

    Sur le pont

  • Le Donator

    Les coursives

En vidéo…


Plus d’infos

Page wikipédia du navire et de l’épave