Le Grec (le Sagona)

La poupe

Sagona est un petit cargo en acier de 53 mètres de long et 8,60 mètres de large.

Le navire de 808 tx (la moitié du Donator), est propulsé à la vapeur grâce une chaudière à triple expansion de 900 cv.

Histoire

Le Sagona à Terre-Neuve

Le Sagona a été construit en 1912 à Dundee en Écosse et passe de compagnie en compagnie. Il est d’abord transféré à Terre-Neuve où il vient compléter une flotte de caboteurs et de ferries subventionnée par l’état. Il navigue sur les routes côtières du nord entre Terre-Neuve et le Labrador. Sa coque, alors doublée de Pitch Pin, lui conférait de bonnes aptitudes de brise-glace. Il peut loger 50 passagers dans des salons ainsi que 40 hommes d’équipage. À cette époque, il était aussi utilisé lors des campagnes printanières de chasse au phoque. En 1923-1925, comme d’autres navires de la flotte de Terre-Neuve, il est repris par le gouvernement de Terre-Neuve et du Labrador qui le confie à la société de chemin de fer (Newfoundland Railway).

Le Sagona lors du sauvetage des rescapés du Viking

En 1931, le Sagona s’illustre dans le sauvetage des rescapés du Viking, un navire en bois affrété pour un tournage sur la chasse au phoque sur la banquise (voir en ligne).

Ensuite, il est vendu en 1941 à une compagnie anglaise puis à une autre grecque. Son nom de « Grec » vient du fait que l’équipage et les papiers de bord étaient grecs au moment du naufrage.

L’épave

Le scénario est le même que pour le Donator : le 3 décembre 1945, chargé de vin, le Sagona passe un peu trop près de la terre et s’engage dans la zone dangereuse de la Grande Passe au sud est de Porquerolles. Une mine oubliée explose à bâbord avant, et le bateau coule immédiatement coupé en deux. Il y a deux morts et un marin est porté disparu.

À 400 mètres du Donator, une partie centrale-arrière, en bon état, bien droite sur sa quille, est distante d’un cinquantaine de mètres d’une partie avant complètement disloquée. La beauté de ses coursives couvertes de gorgones, sa cheminée, son hélice imposante et ses entrailles bien conservées en font une plongée inoubliable.

Mais avec une eau très claire, le sable très propre il ne faut pas oublier la profondeur de 47 mètres, le haut de l’épave est à 35 mètres.

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    Dans les coursives

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    Méditation

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    Promenade sur le pont

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    Vue de la poupe

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    Le pont arrière

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Plus sur le Grec

La Gabinière

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Port-Cros et la Gabinière

La Gabinière est un îlot au sud de Port-Cros et placé dans la réserve intégrale du Parc National. Il est défendu d’y débarquer, mais on peut y plonger sous certaines conditions sur des site de plongée aménagés.
« La plongée sous-marine en scaphandre autonome dans les eaux du Parc national de Port-Cros n’est autorisée qu’aux plongeurs individuels ou aux établissements de plongée signataires de la Charte partenariale. Cette Charte prévoit une limitation à 40 plongeurs simultanément par site et prescrit des comportements respectueux des habitats et des espèces. »
Ulysse Plongée est signataire de la charte. Les plongeurs à Ulysse doivent donc en respecter les différents éléments qui sont énoncés sur le bateau avant chaque départ pour Port-Cros.

Charte de la plongée dans les eaux du Parc National de Port-Cros

Principaux éléments de la charte :

  1. éviter tout contact physique avec le substrat ou les espèces,
  2. proscrire toute action de perturbation, de prélèvement ou de destruction des espèces,
  3. s’interdire et prohiber tout nourrissage ou tout procédé attractif pour des animaux,
  4. faire obligatoirement usage d’un gilet stabilisateur pour éviter les palmages impactants pour la faune et la flore,
  5. utiliser des éclairages sous-marins et des appareils photo dans le respect de l’interdiction de tout contact physique avec le substrat ou les espèces,
  6. plus particulièrement pour les structures et les supports de plongée, informer et sensibiliser les moniteurs et les plongeurs sur la grande sensibilité des milieux sous-marins,
  7. proscrire l’utilisation de scooter sous-marin,
  8. n’utiliser les bouées d’amarrage que pour le temps nécessaire à la plongée,
  9. équiper les amarres des navires ayant une cabine ou un habitacle, par un système type diabolo (cône renversé) afin de prévenir la ré-infestation de l’île de Bagaud par les rats,
  10. proscrire tout rejet polluant,
  11. s’interdire toute production inappropriée de bruits en cœur de parc national par l’utilisation de la corne de brume pour la mise à l’eau et le rappel des plongeurs, ainsi que toute utilisation de compresseur non insonorisé à moteur thermique.